Où vas-tu ? Avec un peu de chance, je vais de l'avant.JOUCE ;

Où vas-tu ? Avec un peu de chance, je vais de l'avant.JOUCE ;
J'crois que j'vous quitte. J'crois que j'quitte ce putain de monde sourd mais parfois trop bruyant. J'ai besoin de temps, pourtant je n'ai que ça du temps... Mais j'ai besoin de résultats, de conclusions ; parce qu'à force de réfléchir, au final on aboutit à rien. Mais qu'est-ce que j'en ai marre. Marre de faire semblant et de jouer sans cesse la comédie, de sourire et de me voir si joyeuse sur tant de photos. Et puis le soir, devant mon miroir, me voir les yeux rouges et gonflés, et les joues baignées de larmes. J'en ai marre de jouer ce jeu pitoyable, qui n'est autre que d'essayer de vivre. Il me semble que ce serait tellement plus facile si l'on pouvait cacher les impuretés de sa vie avec du font de teint. Ce n'est pas dure, c'est ce que je fais sans cesse : cacher le malheur de ma vie derrière mes grands sourires, si... naturels. Mais la réalité saute vite aux yeux, au moment où tu te démaquilles, et retire ce masque tellement superficiel et aveuglant. Ce masque qui vous rend tous dupe. Alors oui j'ai besoin de nouvel air, d'un tête à tête avec moi-même, mais efficace si possible. J'hésite encore entre soigner ma vie et avant tout mon destin, ou tout foutre en l'air. J'hésite toujours entre me cacher derrière ces traits d'eye-liner, ce vernis rouge et ces traces de blush ou tout laisser tomber ; rester négligée comme tout se désordre indisciplinés qui règne dans ma tête et dans ma vie. Alors c'est au moment où tu crois t'en être le mieux sorti et avoir tout plein de monde autour de toi, que tu te rends compte à quel point tu touches le fond et que tu ne cesse de le creuser, en solitaire. Que tout ce beau monde que tu t'inventais autour de toi n'était qu'illusion, et aujourd'hui déception. Tout cela n'était qu'imagé. Alors souvent tu t'enfonces du mauvais côté, accompagnée pour te sentir moins seule. Mais tu te rends vite compte à quel point c'est encore plus artificiel, pour l'image que tu donnes mais surtout pour toi-même. Alors tu t'enfonces une fois de plus dans les livres, préférant toutes ces vies merveilleuses quoique fictives, qui te font oublier un tant soit peu la misère qu'est ton semblant de vie. Tu lis, tu regardes ces films américains qui font rêver, une fois de plus... Tu fais en sorte que les journées soient courtes, pour rapidement t'enfoncer dans ton lit et laisser les heures défiler dans ton inconscience. Tu veux que les jours s'amoncellent, mais c'est lorsque qu'ils sont si rapides que tu te rends compte de tout ce temps perdu. Et tu n'as plus la force de le rattraper. Plus le goût aussi, plus l'envie. Tu lis, tu t'engouffre dans le canapé les yeux absorbés par l'écran, tu manges, tu n'as pas faim oh non loin de là, mais tu manges, tu fumes oui toujours, mais plus modérément ; enfin, tu fais toutes ces choses pour esquiver l'affrontement. L'affrontement avec toi-même, la remise en question, le jour où tu vas vraiment te dire : mais qu'est-ce que je fais ? Ou plutôt, mais qu'est-ce que je ne fais pas ? Ou plus ? Tu fais le nécessaire pour ne pas pleurer, non surtout, cela te ramènerais au point de départ : à écrire pour tout déballer. A te poser des questions, milles fois posées mais toujours sans réponses. Tu te sens seule mais tu ne fais aucun effort pour ta vie sociale. Elle va comme elle vient, mais qu'importe ? Les amis, c'est pas fidèles. Tu as appris qu'il ne vaut mieux faire confiance à personne parce que les gens déçoivent toujours. Toujours. Même les relations virtuelles c'est plus trop pour toi. L'ordinateur, tout ces sites de rencontres, est-ce une vie, ça ? Alors tu te décides à sortir enfin pour revoir le jour, les gens et tout ça. Tu te décides à mettre le nez dehors, à continuer à faire semblant, c'est devenu un naturel à présent. Une façade, une sorte de protection. Tes seuls potes qui comptent vraiment maintenant tu peux les compter sur les doigts de tes mains mais te rends bien compte qu'ils ne seront pas tous éternels. Et ces seuls vrais amis sont ceux qui ont réussi à te rendre heureuse au moins une fois dans ta vie. Tu as tout fait pour qu'ils soient fiers, pour ne pas les décevoir, mais aujourd'hui qu'importe ? Qu'importe ne plus leur plaire ? Qu'ils partent, qu'ils s'en aillent donc... De toute façon ce n'est plus eux qui partiront, puisque c'est toi qui les quittes... Non, c'est faux. Ce n'est pas eux que tu quittes, tu ne pourrais pas. C'est vrai quoi, tu les aime trop. Et puis, prendre tes distances avec eux te fait déjà beaucoup de mal, mais aujourd'hui le mal, qu'est-ce que c'est ? Tu ne le sens même plus, c'est un quotidien chez toi. Ce pincement régulier et habituel au c½ur quand il souffre. Cette boule dans la gorge qui te donne cette envie incessante de vomir, et ce souffle irrégulier qui s'accélère par moment lorsque la tristesse te saute au visage et te fait éclater en sanglots. Non, vraiment tu as besoin de nouvel air, mais chaque fois ces airs te donnent la nausée et ne font que t'enfoncer un peu plus. Deux options s'ouvrent à toi : amorcer la réussite et tenter de s'en sortir, ou tout laisser tomber et se morfondre dessus jusqu'à ce que mort s'ensuive. Tentant. La première option demande effort, mais peut-être résultat final positif. La deuxième, est ton propre quotidien. Ton propre quotidien... Tu essaies de ne plus te mentir à toi-même, d'ouvrir les yeux et te rends compte à quel point deux personnes te manquent. Une te manque parce qu'à une époque elle était là, à tes côtés à t'écouter et te parler. Elle était ce qu'il y avait de plus cher pour toi et cette personne le savait. Et toi tu sais qu'elle n'est pas partie, tu sais que tout est ta faute, la tienne et que personne d'autre n'y est pour rien. Mais aujourd'hui, elle te manque. Elle te manque comme cette autre personne qui a fait irruption dans ta vie un beau jour, mais qui n'en a jamais vraiment fait partie. Cette personne que tu essai pitoyablement d'oublier car tu sais que tu as tout gâché et que la chance a tournait, que la faveur n'est plus en ton côté et que la partie est terminée. Oui, tu fais le maximum pour ne plus y penser, car cette histoire pourrait te rendre heureuse, mais non, tu es blessée et tu refuses de te savoir amoureuse.

# Posté le dimanche 19 novembre 2006 10:42

Modifié le vendredi 10 avril 2009 07:54

Le bonheur n'est pas la récompense de la vertue. Il est la vertue elle-même.

Le bonheur n'est pas la récompense de la vertue. Il est la vertue elle-même.
Aujourd'hui j'ai bien eu le temps de réfléchir. Environ toute l'après-midi. Au fond de la classe, allongée sur mon sac ; dans un autre monde. C'est vrai qu'à côté d'eux, je ne devrais pas avoir à me plaindre. Je devrais même être interdite d'être effondrée par moments, tout est si beau quand on y pense. Tout est tellement parfait. Alors j'enfonçais les écouteurs dans mes oreilles, montais le volume au maximum, laissant place à l'expression de Tunisiano. J'étais ailleurs. Loin, très loin. Et puis malgré tout ça, les petits soucis s'accumulent, personne n'est là pour comprendre, personne pour essayer. Personne n'est là pour ne serait-ce que le remarquer ; car il ne devrait y avoir rien, tout est si beau. Mais comme on dit, il ne faut pas se fier aux apparences, rien ne va jamais vraiment. Alors me voilà dans mon lit, l'ordinateur sur les genoux, laissant encore et toujours Tunisiano s'exprimer. Je n'arrive plus à sourire à toutes ces choses pour lesquelles, avant j'éclatais de rire. Mon regard est neutre, vide, lointain. Mes membres sont inactifs, seuls mes doigts sont encore capables de taper sur le clavier. Je ne suis ni nostalgique ni triste ; je suis simplement vide. Ailleurs. Rien ne m'atteint vraiment, mais la mauvaise humeur et l'agressivité montent rapidement. Je voudrais pour une fois m'allonger dans mes draps, éteindre cette lumière et cette musique. Je voudrais fermer mes yeux et partir. M'évader dans mes songes, et si possible ne pas revenir. Mais c'est inespéré et ce n'est que désillusion prévisible. Car les questions fusent trop vite. Et les réponses sont évasives, murmurées à contrec½ur, par respect et non par envie. Car je n'ai pas envie de parler, pas envie d'expliquer car rien n'est explicable. Je n'ai plus la force d'ouvrir la bouche, que ce soit pour articuler des mots, pour manger ou pour rigoler. Je suis passive. Spectatrice de la vie que je suis en train de construire. Une vie banale, vide de joie. Ce quotidien n'est pas le mien, pas celui que j'attendais, pas celui que je voulais. Alors le midi, je pars. Et je rejoint le bonheur, direction sincérité : sourires sincères, bonne humeur naturelle, câlins et bisous affectifs, regard amoureux, pas vide. Regard présent et présence véritable. Auprès d'Eux. Mais c'est au moment où on est le plus heureux, que le temps est trop rapide. Alors c'est reparti, me revoilà ailleurs, loin, très loin. Physiquement au fond de cette classe vide de sens pour moi, mentalement encore et toujours avec eux. Avec nos moments que je viens de laisser, avec nos dialogues mythiques et nos barres partagées. Nos clopes données, nos feux échangés, nos sourires confondus, nos histoires défendues. J'aime sentir mon c½ur qui bat quand ils ne sont pas loin, j'aime entendre leurs voix familières, leurs regards qui se perdent dans le mien. Alors je pense à tout ça, ce tout ça qui me tient. Qui me fait tenir le coup, moi si loin ; au fond de cette putain de classe qui ne me ramènera pas de bons souvenirs, mais un soulagement de l'avoir quittée, plus tard quand je me souviendrais. La sonnerie indique la fin de la journée, je pars. Je les revois, les embrasse, je suis en transe. C'est encore et toujours trop court, et je les quitte. Et voilà où j'en suis. Voilà, où je n'en suis pas, je n'en suis plus. Loin, très loin. Je voudrais que les larmes coulent, que le chagrin sorte de mes yeux pour aller se réfugier dans mon cou ; oui je voudrais faire comme avant, quand j'étais à bout. Retrouver ce mascara familier sur mes joues, ces yeux rouges et gonflés, je voudrais que cette peine sorte de mon corps, s'enfuie, ne m'étouffe pas dans mon tort, qui me détruit. Mais plus rien ne sort. Plus rien, c'est fini. Alors je garde cette boule au fond de la gorge qui m'empêche d'avancer, je garde ce regard lourd et perdu, un peu comme effacé. Je reste passive, songeuse. Désillusionnée, évasive. Rêveuse. Déçue, perdue. Je reste Moi, jusqu'au moment où je les reverrais. Jusqu'au moment où je revivrais.

# Posté le samedi 17 juin 2006 05:43

Modifié le vendredi 10 avril 2009 08:05

C'est ainsi qu'il faut apprendre à vivre : loin des gens qu'on aime. Car on ne choisit pas & c'est souvent les autres qui choisissent pour nous. The End.

C'est ainsi qu'il faut apprendre à vivre : loin des gens qu'on aime. Car on ne choisit pas & c'est souvent les autres qui choisissent pour nous. The End.
'On' dit tant de choses, s'il savait seulement où se cachait le vrai du faux, alors pour une fois dans ma vie je prend une pause, et essaie de ne plus écouter les ragots, mais est-ce qu'un jour tous ces gens ne vont pas faire une overdose, à force de jaser sans cesse sur la vie des autres, à juger et critiquer chacune de nos métamorphoses, pour nous rappeler jour après jour toutes nos fautes. 'Il parait' que je n'ai plus qu'EUX dans ma vie, car ils sont de mes textes l'unique sujet, 'il parait' qu'ils sont mes seuls amis, et je ne sens plus la nécessité de le nier ; je me fous de tous vos avis, je n'avance plus les yeux fermés car je sais où je vais, je n'apporte plus d'importance au regard d'autrui, je n'avance plus les yeux baissés cette époque est terminée.
Afin de vous satisfaire, je vais vous dire ce qu'ils sont, car rien ni personne ne pourra me faire taire, quant à cette façon dont je les aime peu m'importe l'émotion. Ils sont mon quotidien, ma joie et mes éclats de rire, ce petit bout de destin que je bois et que je respire, auquel j'aspire et duquel je m'inspire. Ils sont chaque fois les héros de mes anecdotes, et sans fautes, ils sont les personnages principaux de mes histoires, ils sont mes potes, ils sont ma gloire. Mais aussi les rayons de mon soleil, les papillons de mon sommeil. Ce n'est pas de l'exagération à laquelle je fais allusion, car ils sont la perfection depuis qu'ils ont fait cette intrusion dans ma vie. Ils sont l'encre de mes textes, et le devant du contexte, aussi. Ils sont le tabac de mes cigarettes, le débat de mes prises de têtes, car je me bats pour rester à leurs côtés et ne jamais m'en séparer, je leur promets. Car ils sont la pupille de mes yeux et la profondeur de mon regard, je ne vis plus que par EUX même si par moments on s'égare ; oui ils sont le timbre de ma voix et le sujet de mes dires, ils m'ont rendu la joie et le sourire, je n'ai pas eu à faire un choix c'était notre avenir.
'On' m'a dit que j'avais une vie avant EUX ; en effet, je le confirme. Mais qu'importe le passé quand on a obtenu ce qu'on veut, car je ne veux plus rien changer, je l'affirme.
'On' dit tant de choses, alors je ne l'écoute plus. Car il y a bien une chose dont je suis convaincue, c'est que rien ni personne ne pourra m'arrêter en cours de route, le jugement d'autrui est une indifférence plus un doute.
Bientôt six mois qu'ils sont entrés dans ma vie, même si tout n'a pas été toujours rose je l'admets, mais grâce à eux j'ai retrouvé l'envie, l'envie de me battre pour quelque chose, et je suis déterminée.
J'ai perdu la fainéantise et la lassitude, même si parfois je redeviens cette loque, mais grâce à EUX j'aurais connu le bonheur c'est une certitude, ils ont été mon coup de foudre, mon électrochoc.
Aujourd'hui, ils sont ma vie, ma fierté ; mon envie d'avancer. Qu'ils soient l'amour, l'amitié ; ils seront toujours tout ce que j'ai.

# Posté le dimanche 18 mars 2007 11:21

Modifié le vendredi 10 avril 2009 08:07

Garde tes peines pour toi, elles sont tout ce qu'il te reste, lorsque tu as tout perdu.

Garde tes peines pour toi, elles sont tout ce qu'il te reste, lorsque tu as tout perdu.
Le mieux serait peut-être de tout reprendre à zéro. J'ai sûrement mal du m'y prendre avec la vie. Pas du bon côté. En même temps, il n'y a pas de mode d'emploi et j'admire toujours ceux qui s'en sortent. Indemne, je dis bien. Ils se font rares ? Je n'en ai jamais douté. Alors reprendre à zéro, bonne solution. Mais comment ? Bonne question. J'ai eu trois chances dans ma vie de tout reprendre du début. Et aujourd'hui je me rends compte que je les ai gâchées toutes les trois. Et j'en suis au même point que chaque fois. J'ai des nausées permanentes, et je ne m'arrête pas de manger pour autant. Les réponses aux questions qu'on me pose sont 'Je sais pas' ou 'Je m'en fous'. Mes parents s'y sont habitués et cherche à comprendre. Je leur dis qu'il n'y a rien à comprendre. Ils n'ont toujours pas digérés mon avertissement de travail & le fait que je sois 'irrespectueuse'. Ils voient bien que je m'en fous, mais dans le fond ils ne voient rien du tout. Car mes yeux sont ternes et livides, dépourvus d'expressions. Ils me demandent de leur expliquer. 'Il n'y a rien à expliquer, plus rien à dire'. J'ai envie de pleurer. De solitude et de chagrin. Mais plus rien ne sort. J'essaie d'écouter mes sentiments, d'écouter mon c½ur ; de sentir du dégoût ou de la pitié, de sentir quelque chose en moi. Mais l'unique chose que je ressens c'est de la solitude. Même mes parents me lâchent, ne sachant plus quoi faire de mon cas. Je voudrais tant les rendre fier, leur prouver que je suis capable de quelque chose, enfin. Mais je n'y arrive pas. Peut-être que je n'en suis pas capable, finalement. Peut-être que l'on s'était leurrés, que l'on s'était fait trop d'illusions sur mon compte. Je ne sais pas. Je m'en fous. Je n'ai plus personne à qui dire que je vais mal. Et encore moins à inventer que je vais bien. Je n'ai plus rien. Même les larmes je les aie perdues. Les larmes, comme le reste. Mais c'est quoi le reste ? Les... comment dit-on ? Ah oui, amis ! Ceux qui sont là par intérêt, et ne sont rapidement plus là en cas de besoin. Aucun ne me manque vraiment. Je l'ai choisi mon isolement vacancier. Et ma solitude, dans un sens aussi. Elle est choisie, voulue, je ne peux le nier.. Je voudrais pleurer, bordel, chialer comme une merde, comme avant, comme je sais si bien faire. Mais je ne sais plus faire. Même pleurer je n'y arrive plus. Et puis après tout, ça m'avancerait à quoi ? Me soulager une heure, peut-être deux, avant de replonger dans ma solitude permanente et ma réalité pesante. Je transpire d'ennui. Je bois mes livres, je rentre dans la misère d'autrui, dans ces vies fictives je les accompagne. Je souffre pour eux, pour ces personnages qui prennent un sens à mes yeux, je ressens leur douleur qui m'est familière. Cette douleur vivace & vivante. Vive. Cette douleur de vivre. Ou de mal vivre, peut-être. Alors je dévore les pages les unes après les autres, je regardes ces films aux allures étranges et mystérieuses. Je fais mon nécessaire pour ne pas penser à Moi. A moi, mon semblant de vie, et mes activités quotidiennes. Se résumant à Rien. Ma vie ou mes activités ? Les deux. Je regarde de vieilles photos, je regarde les actualités d'anciens potes, sur ces sites internet. Je n'ai aucun sentiment. Ni remords, ni culpabilité. Ni rage et déception d'ailleurs. Simplement des désillusions. J'en ai fais trop pour chacun d'entre eux, beaucoup trop. Et je croyais bien faire. Finalement je me rends compte que je cherchais simplement à me prouver que je savais faire quelque chose. Du bien autour de moi. Etre là pour les autres. Puisque les autres ne savent pas être là en retour. L'égoïsme et l'égocentrisme d'autrui me tue. J'en connais un, un seul qui serait capable de me rendre le sourire rien qu'en me serrant fort dans ses bras. Un seul qui sait me rendre heureuse rien qu'en me disant qu'il m'aime. Mais il est loin, si loin qu'à présent les textos ne suffisent plus à apaiser mes souffrances. Et y'en a une aussi qui me connaît mieux que personne. Mais je n'ai plus le courage de la voir, de lui parler. Je lui parle sans cesse du seul sujet qui me tourmente vraiment, et je ne veux plus. Ne veux plus la harceler de cette histoire. Car même si elle me rassure avec des mots touchants, je sais maintenant qu'ils sont tous faux. Et que j'ai d'anciens espoirs aujourd'hui parti en fumée avec tout le reste. Désillusions. Y'en a une autre, mais elle aussi elle est loin. Donc non, voilà. Il n'y a plus personne. Il ne faut jamais faire confiance, je le savais, je l'avais dis. Je m'étais prévenue mais je tombe toujours à l'eau. Toujours dans le panneau. Je m'attache trop vite, comme elle dit. Et j'abandonne trop vite aussi. C'est la vie. Alors je pense à lui, à eux. Non pas eux, genre Eux, mes 'meilleurs amis pour la vie', ceux-là je ne préfère même pas en parler. Non je parle d'eux, des autres. Qui m'ont couverte de mensonges durant chacune de nos pseudos-relations auxquelles je prenais goût. Qui m'ont étouffée de joie hypocrite. Qui m'ont tuée. Qui n'ont vu en moi qu'une pute dévergondée, simplement bonne à sauter. Voilà l'image. Et puis y'avait ceux qui étaient sincères, que je n'ai pas su garder. Que je n'ai pas su aimer. Alors je repense à lui. L'envie de dégueuler progresse, et même les larmes montent jusqu'à mes yeux. J'ai l'impression de ne pas arriver à respirer, je dois me forcer. Je n'étais pas amoureuse, mais il a su en quelques semaines me désorienter, baisser l'estime que j'avais de moi-même jusqu'au point zéro et me faire perdre tout la confiance en moi que j'avais retrouvée ces derniers mois. Il m'a vidée. Quelques mots, quelques textos, quelques bédots.. Je m'attache trop vite. J'abandonne tout aussi vite. Mais je ne méprise plus. Je ne ressens plus rien après tout. Même pas de la haine. Envers lui. Il peut continuer à jouer de moi, à me faire mal. Qu'importe ? Je m'en fous. Je ne veux plus de lui, comme je ne veux plus d'eux, plus de personne. Je ris. Ca tombe bien, je n'ai personne. Mes livres, mon ordinateur, ma télé, mes cigarettes. C'est un début. Ou plutôt, une fin. Mes trois murs derrière la porte de ma chambre sont remplis de photos de tous ces gens que j'ai aimés. Je contemple, non pas les photos mais les moments. Les moments vécus durant lesquels quelqu'un a appuyé sur un bouton d'appareil photo. Pour retrouver aujourd'hui un morceau de papier collé à mes murs devant mes yeux. Un morceau de papiers griffonnés de visages familiers. Mais je ne suis pas nostalgique. Je ne regrette même pas, je me fous, je me fous de tout. Ces moments ont été vécus, aujourd'hui ils sont quoi ? Des souvenirs. Un passé. Voilà, c'est passé. C'est terminé. Je voudrais pleurer leur perte. Je n'y arrive toujours pas. Mais pourquoi ? Je ne sais pas. Je m'en fous. Je m'en fous.

# Posté le vendredi 09 mars 2007 15:30

Modifié le lundi 13 avril 2009 05:23